VIER PFOTEN App nun für Iphone/Ipad und Android erhältlich


VIER PFOTEN App Download für
AndroidAndroid

IphoneIphone

L’abattage au pâturage


Le bien-être des animaux de rente doit rester une priorité pour les éleveurs : dès la naissance, pendant l’élevage et jusqu’à l’abattage. La séparation d’un seul animal du reste du troupeau, le transport jusqu’à l’abattoir et les conditions effroyables d’abattage sont de grands facteurs de stress pour les animaux. Sur une ferme en Suisse allemande, un agriculteur a mis fin à ces conditions.    

 

La première autorisation définitive délivrée en Suisse pour l’abattage au pâturage a maintenant force de loi. L’agriculteur Nils Müller du domaine "Zur Chalte Hose" a donc reçu la permission de recourir à une méthode d’abattage qui épargne un long transport et un stress considérable à l’animal. Après le succès de la phase pilote, avec dix abattages dans les prés, le onzième bovin a été abattu au pâturage pour la première fois avec une autorisation ancrée dans la loi. Le but de la méthode est de permettre aux animaux de mourir là où ils sont venus au monde.


Dans le cadre de l’abattage au pâturage, l’agriculteur Nils Müller mène son troupeau confiant dans un enclos où, installé dans une cabine surélevée, il peut viser l’animal à abattre.
© Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL)

L’abattage au pâturage est la meilleure option pour l’animal

Pour mener à bien cette méthode d’abattage alternative, Nils Müller a aménagé un enclos dans les pâturages et y a installé une plate-forme surélevée, depuis laquelle il peut viser à courte distance le bœuf sélectionné et l’étourdir, sans que ce dernier soit inquiété de quelque façon que ce soit. Müller est certain qu’il n’y a pas de manière plus douce pour abattre un animal : « on voit et on sent que l’animal ne ressent aucun stress car il reste dans son environnement, au sein du troupeau, jusqu’ au moment de son étourdissement». Johanna Probst, chercheuse en comportement au FiBL, confirme l’analyse de l’agriculteur: «le bœuf est un animal qui vit en troupeau et une séparation est toujours stressante. Avec l’abattage au pâturage, cette étape pénible lui est épargnée car plusieurs bœufs sont introduits simultanément dans l’enclos et l’animal à abattre est sélectionné avant le tir».


L‘agriculteur Nils Müller peut viser à courte distance le bœuf sélectionné et l’étourdir, sans que ce dernier soit inquiété de quelque façon que ce soit.
© Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL)

La protection animale ne s’arrête pas à la clôture du pré

Il est important que la souffrance animale soit réduite de façon substantielle. La protection animale ne s’arrête pas à la clôture du pré mais doit être assurée jusqu’à la fin de la vie de l’animal.  Le projet d’abattage au pâturage montre le chemin à suivre et devrait inspirer d’autres entreprises qui désirent offrir une mort digne aux animaux.   Avec son projet, la Suisse a une chance de jouer un rôle de pionnier dans les domaines de protection animale et celui de la protection des consommateurs.


Ici vous trouverez la déclaration sur l'ordonnance de l'OSAC sur la protection des niamaux lors de leur abattage.


imprimer